Une question écrite de Sandra Delannoy pour défendre la souveraineté alimentaire et le monde rural
À l’approche des fêtes de fin d’année, un paradoxe frappant s’impose dans les étals français : alors que les forêts de l’Hexagone regorgent de gibier, une part importante de la viande consommée en France est importée depuis l’autre bout du monde.
C’est cette incohérence que Sandra Delannoy, députée du Rassemblement National de la 3ᵉ circonscription, a décidé de dénoncer à travers une question écrite adressée à la ministre de la Transition écologique, de la Chasse et de la Pêche.
La question écrite de Sandra Delannoy sera prochainement publiée sur le site officiel de l’Assemblée nationale, permettant à chacun de prendre connaissance de la position du Gouvernement sur ce sujet majeur.
Une abondance de gibier… mais une filière française sous-exploitée
En France, la chasse joue un rôle essentiel de régulation. Chaque saison, entre 750 000 et 900 000 sangliers sont prélevés sur l’ensemble du territoire, afin de limiter les dégâts agricoles, les collisions routières et les déséquilibres écologiques.
Pourtant, selon les données officielles, près de 50 % du gibier consommé en France est importé, notamment depuis la Nouvelle-Zélande. Une situation jugée incompréhensible par la députée, alors même que le gibier français est reconnu pour sa qualité, son caractère naturel et son faible impact environnemental.
Une aberration écologique et une concurrence déloyale
L’importation massive de gibier étranger pose plusieurs problèmes majeurs :
- Un non-sens écologique, avec des milliers de kilomètres parcourus par avion pour des produits déjà disponibles localement
- Une concurrence déloyale pour les chasseurs, producteurs et transformateurs français
- Une perte de souveraineté alimentaire, à rebours des discours sur la relocalisation et les circuits courts
Sandra Delannoy alerte ainsi sur une politique contradictoire, qui affaiblit les filières rurales françaises tout en aggravant l’empreinte carbone de notre alimentation.
Le Label Venaison : une alternative crédible et vertueuse
Dans sa question écrite, la députée met également en lumière le Label Venaison, lancé récemment par le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC).
Ce label, déjà adopté par de nombreux chefs et restaurateurs, garantit :
- une chasse responsable et éthique,
- une traçabilité complète,
- un produit local, sain, maigre et sans élevage intensif.
Pour Sandra Delannoy, ce label pourrait devenir un levier stratégique pour structurer une véritable filière française du gibier, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée dans les territoires ruraux.
Structurer la filière du gibier : une question de bon sens ?
La députée interroge le Gouvernement sur plusieurs points clés :
- Pourquoi importer du gibier alors que la France en dispose en abondance ?
- Pourquoi ne pas investir dans des abattoirs adaptés, des réseaux de transformation et de distribution locaux ?
- Pourquoi laisser perdurer une situation qui pénalise les acteurs ruraux et agricoles ?
À l’heure des crises agricoles récurrentes, valoriser le gibier français représenterait une réponse cohérente, à la fois écologique, économique et territoriale.
Défendre le patrimoine rural et l’écologie du réel
À travers cette initiative parlementaire, Sandra Delannoy confirme son engagement en faveur du monde rural, de la chasse responsable, de la préservation du patrimoine local et de la souveraineté alimentaire française.
Pour la députée de la 3ᵉ circonscription, défendre la chasse durable et les savoir-faire ruraux n’est pas une posture idéologique, mais une écologie du réel, ancrée dans le terrain, la cohérence et le bon sens.
