Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, Madame Sandra Delannoy a déposé l’amendement n°001609 visant à permettre la délivrance de certains médicaments à l’unité, afin de réduire le gaspillage et les pénuries.

Un gaspillage coûteux pour la santé publique

Madame Delannoy souligne que chaque Français jette en moyenne 1,5 kg de médicaments par an, un gaspillage coûteux et problématique en période de tensions d’approvisionnement. La délivrance à l’unité pourrait donc devenir la norme comme ça l’est dans plusieurs pays européens ou encore au Canada.

« À l’heure des pénuries, il est temps de faire preuve de sobriété médicale comme on le fait pour l’énergie ou l’alimentation » , souligne Sandra Delannoy.

Une délivrance à juste dose, comme chez nos voisins européens

L’amendement propose de rendre possible la délivrance de certains médicaments à l’unité, pratique déjà courante au Canada ou dans plusieurs pays d’Europe.

L’objectif est triple :

  • Réduire le gaspillage
  • Améliorer la traçabilité
  • Limiter les risques liés à l’automédication

Cette mesure pourrait désengorger les armoires à pharmacie, limiter la dispersion de médicaments non consommés et préserver la santé publique, notamment dans les zones rurales touchées par la désertification médicale.

L’amendement prévoit que la liste des médicaments concernés soit définie par arrêté ministériel, avec un encadrement rigoureux sur le conditionnement, la traçabilité et les modalités de distribution en officine.