Dans le cadre de son travail parlementaire, Madame Sandra Delannoy, députée de la 3ᵉ circonscription du Nord, a interpellé le Gouvernement sur les évolutions réglementaires relatives à la gestion et à l’arrachage des haies bocagères.

Ce sujet, particulièrement sensible dans l’Avesnois et plus largement dans les Hauts-de-France, touche directement à l’identité paysagère des territoires ruraux, mais également aux conditions d’exploitation des agriculteurs.

Un bocage au cœur de l’identité rurale de l’Avesnois

Le bocage constitue un élément structurant du paysage rural local. Il joue un rôle essentiel dans :

  • la préservation de la biodiversité
  • la protection des sols et la limitation de l’érosion
  • la régulation hydraulique des parcelles agricoles
  • le maintien d’un paysage agricole diversifié et vivant

Dans l’Avesnois, ce maillage de haies est également un marqueur fort de l’identité territoriale et du patrimoine rural.

Des inquiétudes exprimées par les agriculteurs

Plusieurs agriculteurs et acteurs du monde rural ont fait remonter leurs inquiétudes concernant les nouvelles règles encadrant l’arrachage et la gestion des haies.

Ces préoccupations portent notamment sur une possible contradiction entre :

  • les objectifs nationaux de préservation et de replantation du bocage
  • et certaines évolutions réglementaires perçues comme une simplification des procédures de destruction

Sur le terrain, cette simplification est parfois interprétée comme un risque de facilitation indirecte des arrachages, malgré les ambitions affichées de protection.

Une question écrite pour alerter sur les contradictions possibles

C’est dans ce contexte que la députée a adressé une question écrite au Gouvernement afin d’obtenir des clarifications sur la cohérence des politiques publiques menées en matière de haies bocagères.

Elle y a notamment alerté sur :

  • le risque d’une augmentation des arrachages malgré les objectifs de replantation
  • les inquiétudes exprimées par les agriculteurs, les élus locaux et les acteurs ruraux
  • la nécessité de garantir des mécanismes de compensation écologique efficaces
  • l’importance d’associer davantage les territoires ruraux aux décisions réglementaires

Question écrite : https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-11858QE.html